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 Ultimécia [encore en construction]

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Ultimécia

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MessageSujet: Ultimécia [encore en construction]   Sam 17 Oct - 1:14

Fiche Personnage


Nom : Inconnu

Prénom : Ultimécia

Sexe : Féminin

Âge : 189 ans

Race : Humaine

Ville : Dollet

Camp : Légion

Aspect Physique : C'est un fait : Ultimécia n'est pas la personne la plus à même de s'attirer la confiance des gens, et ce par un physique des plus horrifiants. L'élément le plus marquant à première vue, même de loin, git dans les deux ailes noires dont les plumes sont facilement assimilables à celles des corbeaux. Certes c'est un détail qui n'a pas toujours été inné en elle, bien que décelable sur l'ADN, toutefois elle ne peut actuellement plus s'en détacher, elle ne peut que tenter au mieux de les masquer, ce qui a pu lui valoir plusieurs problèmes d'intensité différente selon les évènements de son passé.
Un autre fait notable même en se situant à quelques mètres d'elle demeure en sa chevelure étrangement organisée. Certes les deux mèches blanches qui partent du sommet du front pour longer ses joues pour enfin descendre jusqu'à la moitié de ses cuisses peuvent paraître étranges et cyniques bien que généralement on finisse par l'accepter, mais on ne remarque pas moins dans un puissant élan d'interrogation les deux mèches parfaitement perpendiculaires au reste du corps, formant toutes deux deux cornes blanches dont la pointe est colorée de rose. Pour sûr, l'image que l'on obtient d'elle à la vue de sa chevelure tient de l'image d'une créature toute droit tirée des enfers. Mais soit, si son physique devait représenter la noirceur de son âme, alors celui-ci était fait pour elle.
Ensuite, en prenant en compte un intérêt plus poussé ou une proximité physique plus avancée, on observe la couleur inhabituelle de ses yeux, à savoir un iris jaune-orangé extrêmement perçants. Et elle ne se fait aucun mal de les laisser visibles à tous, et se complaît même à voir des visages terrorisés par la profondeur malveillante de son regard. Enfin, ceci étant lorsqu'elle est suffisamment sûre d'elle-même, ce qui n'a malheureusement pas toujours été le cas. Puis un autre fait que l'on ne manque pas de rater est dans la présence de multiples tatouages colorés, et ce en de nombreuses parties de son corps. Des formes sans doute pas hasardeuses mais du genre tribales, donc sans réelles explications plausibles, si ce n'est que la plupart peuvent être vues comme des sortes de chaînes, représentant pourquoi pas les souffrances qu'elle a pu connaître du temps où ses pouvoirs n'étaient pas assez développés pour lui permettre de se venger du monde qui la méprisait. Les traits dont est pourvu son visage font d'elle une personne souvent difficile d'accès, principalement aux personnes normales.

Et ceci est un fait indéniable : la part de vêtements d'Ultimécia est plutôt moindre. De fait, elle ne porte pour ainsi dire qu'un seul vêtement, même s'il concerne la quasi-totalité de son corps, tout du moins dans sa longueur. Ce morceau de tissu, ainsi pourrait-on l'appeler, fait d'une matière rouge relativement agréable au toucher ne cache pourtant vraisemblablement presque rien de l'anatomie de la sorcière, presque exclusivement la partie la plus intime de son corps ainsi que son versant opposé. Ceci permet notamment une mobilité qui n'est pas entravée par des pans de robe ou d'autres vêtements, même s'il faut bien l'admettre, Ultimécia n'est pas du genre à s'enfuir à toutes jambes, sauf cas d'extrême nécessité.
Qui plus est, ce simulacre de robe s'est vu orné d'une fourrure épaisse et particulièrement touffue, à tel point que celle-ci serait facilement assimilable à des cheveux projetés en arrière tant il y a une masse de poils, et puis par ailleurs elle retombe en avant afin de cacher sa poitrine, même si celle-ci est à moitié découverte. Comme quoi la magie pure n'est pas le seul moyen d'envoûter les personnes les plus faibles. Naturellement un tel accoutrement n'est pas fortuit, elle sait parfaitement que pour ceux qui transcenderaient son apparence presque monstrueuse pour son corps en tant que source de plaisir, elle les manipule sur ce point-là pour en faire ses esclaves qu'elle mène par un chantage presque permanent, narguant leurs désirs et les refroidissant subitement s'ils se font imposants.
Certains diront que cela est étrange, mais cela ne l'est finalement pas tant que cela, mais rien parmi ses vêtements ne cache fondamentalement les deux autres parties véridiquement effrayantes de son corps, il s'agit là de ses mains ainsi que de ses pieds. Assurément ces quatre membres font immédiatement songer à un démon, de par ses griffes d'une part issues de ses doigts relativement longs par rapport à la moyenne, et incroyablement pointus à tel point qu'elle pourrait percer la gorge de qui que ce soit comme si c'eût été une vulgaire feuille de papier, fragile qui plus est. Ses pieds et principalement la forme de ses doigts de pied émettent une forte ressemblance avec ceux des dinosaures, et elle a pu parfois les comparer à ceux des T-Rex qu'elle pouvait croiser de temps à autres, qui finissaient bien évidemment dans un état plus que pitoyable. La différence étant que ses mains apparaissent bleues sous le tissu et ses pieds gris.
Naturellement, un tel physique implique pour sa part qu'elle ne craint absolument pas les critiques extérieures, soit celles-ci lui passent au-dessus, soit la personne qui établit cette critique ne peut à ce jour plus la faire.

Aspect psychologique : Les conditions de la naissance d'Ultimécia devaient la conduire au mal, et fut-ce le fruit du destin, d'une prophétie ou de quoi que ce soit d'autre, c'est bien évidemment la voie qu'elle a suivie. Si l'on devait résumer cette notion de mal sans pour autant entrer dans trop de détails, il est impératif de dire qu'elle a épousé le mal sous toutes ses formes, de la violence dans son état le plus pur, en allant jusqu'à la volonté d'anéantissement total de la population ainsi que son extrême opposé, agir dans le plus grand silence et l'ombre de tous pour mener ses plans à exécution. Mais établissons désormais un portrait plus précis et développé sur les nuances possibles de sa personnalité.

L'indifférence mène à ses fins : Ultimécia sait ce qu'elle veut, et a des objectifs bien définis. Son premier est connu des SeeD pour l'avoir déjà affrontée, il s'agit de détruire ces équipes de mercenaires tout juste bons à suivre bêtement des ordres, ces êtres dénués de libre-arbitre et qui n'agissent que sur le commandement de ce bon à rien de Cid. Deuxièmement, cette nouvelle alliance regroupant sensiblement les êtres les plus foncièrement méchants est une possibilité pour elle d'assurer son retour au sein de scène mondiale, dispersant le mal par-ci par-là, le chaos ici et là, et prouver sa domination sur toute la surface du globe d'où elle provient, mais aussi sur tous ceux possibles.
Or pour la première partie de ses ambitions, il est à noter impérativement que le sort des SeeD en premier lieu lui est égal dans leur manière de mourir. Que leur mort soit longue, courte, douloureuse ou non, cela n'a pas spécialement d'importance pour elle, tant qu'elle obtient ce qu'elle veut. Bien sûr, si l'occasion se présente de leur faire payer dans une douleur intraduisible, elle ne s'en priverait pas, mais si elle devait les abattre rapidement sous crainte de les perdre de vue, elle n'en éprouverait pas le moindre remord ni regret. Quant à la seconde partie, elle ne sait pas encore comment elle va procéder pour rallier tout d'abord les autres grandes puissances néfastes à sa propre cause, mais elle y réfléchit ardemment. Enfin tout d'abord, il est logique qu'elle doit les trouver, ou tout du moins s'il est une source qui a déjà commencé son travail en réunissant ces âmes torturées, vengeresses et destructrices pour éventuellement la détruire sans pitié derrière afin de posséder pour elle seule les moyens de réduire le monde à néant et de le façonner à son goût, ce dont on ne l'a pas laissée faire auparavant. Car même la seule personne avec qui elle a pu être en contact, elle n'en sait pas grand chose et aimerait pouvoir savoir de qui il s'agit véritablement, pour le réduire plus tard en esclavage, ou le détruire…

Les armes de la vengeance : Il n'y a vraisemblablement que deux réelles notions qui lui ont permis tout au long de sa vie qu'elle espère atemporelle, comparée aux humains standards, de poursuivre inlassablement ses objectifs de vengeance, même s'ils n'ont de fait pas seulement touché les SeeD, mais aussi la race humaine dans son intégralité. La première fut la colère, causée par son propre passé pour le moins tumultueux et même chaotique. Depuis sa plus jeune enfance le monde s'est mis à la détester, et elle n'avait comme ultime recours pour supporter toutes ces atteintes à son existence que les détester à son tour, rendant les coups portés contre elle par la violence de sa magie, ce qui bien évidemment ne faisait qu'accentuer le mépris qui lui était dû, mais selon elle, c'était à eux de réaliser qu'elle était comme les autres, les pouvoirs magiques en plus. Mais cela n'a jamais été dans ce sens, la colère devenant toujours de plus en plus forte des deux côtés, si bien qu'elle était devenue seule au monde contre ce dernier.
Et comme c'était tout à fait prévisible, elle a fini par sombrer dans les limbes de la haine viscérale, jusqu'à un point de non-retour. Chaque parcelle de vie constituée de chair était à ses yeux une aberration naturelle qu'elle se devait de haïr, voire même de détruire. Ainsi, lorsque ses pouvoirs croissaient dangereusement pour l'humanité, sous les yeux aveugles de celle-ci qui pensait à tort que ses blasphèmes de sorcière avait atteint leur paroxysme en une force pas trop évoluée, elle commençait à se débarrasser un à un de ses ennemis de toujours, les Hommes.
Mais éradiquer le monde seule et de cette manière était une tâche bien trop ardue et surtout trop longue, elle se devait donc de trouver un moyen de rayer de l'univers toute l'humanité en une seule fois, d'où l'essai de la compression temporelle, tentative malheureusement échouée. Mais cela ne fit que contribuer de plus belle à sa haine du monde et des SeeD, dont elle veut l'extinction bien avant celle de tout le reste, ce qui laisserait un peu de répit à toute cette chair pourrie de vices et inutile à ses propres plans, qui sont de façonner le monde selon sa guise, et non de le laisser se construire selon des idées faibles et sans intérêts.

Le tonneau des Danaïdes : Force est de constater que c'est un trait relativement commun chez la plupart des grands méchants, mais aussi des âmes malsaines en général. La soif de puissance est un thème récurrent parmi de nombreux ennemis de ceux que l'on nomme les gentils, et Ultimécia n'échappe pas du tout à cette règle. Située en étroite corrélation avec le désir de conquête, même si pour Ultimécia il n'en était pas tel aux premiers débuts de sa vie, il faut croire que le désir de vengeance qui l'habite nécessite cette soif insatiable de puissance qui va la conduire au final, à condition de conquérir le monde, à la vengeance dont elle est partie de l'idée.
Toutefois, si les pouvoirs d'Ultimécia ont pu atteindre une puissance prodigieuse, sans être réellement inébranlable, il n'en est pas moins vrai que pour atteindre une telle force magique elle a éliminé bon nombre de sorcières pour en hériter les pouvoirs, et faire preuve d'une infinie patience avant de voir ses pouvoirs respectifs évoluer d'eux-même. Il lui aura fallu attendre plusieurs décennies avant d'avant la force nécessaire pour pouvoir réduire à néant d'autres sorcières et assimiler ainsi leurs pouvoirs, et entreprendre enfin le projet de la compression temporelle.
Or tout a mal fonctionné et après sa défaite et sa déchéance, elle s'est retrouvée à nouveau sans pouvoirs, ou presque, livrée à elle-même au milieu de ces humains qu'elle déteste. Il lui faut donc les regagner, retrouver toute la splendeur qu'elle avait auparavant, avant que ce SeeD de malheur n'ait choisi de lui entraver la voie vers la gloire et la domination universelle, en somme son bonheur à elle. Tout ceci formant un troisième objectif qui passe en priorité par rapport aux deux autres, regagner l'apothéose de son potentiel magique, et persister dans ce chemin pour qu'il soit le paroxysme de l'ensemble de la sorcellerie. Oui, elle veut désormais, bien plus qu'avant, être la sorcière la plus puissante de l'univers, après avoir volé les pouvoirs de chacune, mais elle devait d'abord récupérer ceux qu'elle avait légués à Edéa avant de disparaître des yeux de tous, même si ce ne sera pas la tâche la plus simple.

De l'évolution des méthodes : Ultimécia avait toujours opté pour la voie de la force brute, à la manière chevaleresque, dont la seule loi qui déterminait l'issue du combat était celle du plus fort. Celui qui faisait le plus de dégâts l'emportait, achevant le vaincu comme ultime trophée de la victoire. Pendant toute sa vie elle avait agi ainsi, contre ceux qui l'ont oppressée dans son futur à elle, contre ceux qui ont tenté de la gêner dans ses projets, contre les êtres les plus faibles dont elle jugeait la vie comme un parasite, ou tellement insignifiante que l'extinction ne créerait aucune plainte d'où que ce fut. Malheureusement elle a compris bien trop tard que la force brute ne permettait de résoudre que certains problèmes, mais que seule elle ne pouvait pas tout régler.
Ceci elle l'a appris lors de son combat avec les SeeD, mais principalement au travers de son échec. Elle avait misé sur sa propre force, et elle avait perdu. Elle avait mené ce combat sans songer aux différentes possibilités auxquelles elle aurait dû se tourner pour réduire à néant ce soi-disant héros aux cheveux bruns, et résultat elle avait tout perdu, presque jusqu'à son existence même. À partir du moment où elle n'avait plus de pouvoirs assez puissants pour rivaliser convenablement ne serait-ce qu'avec certaines créatures qu'elle jugeait inférieures, elle s'est initiée à la ruse, mais plus encore à la sournoiserie. S'allier avec des personnes dont on attend le moment propice pour lui planter un couteau dans le dos, faire l'usage de manipulations mentales pour faire agir quelqu'un tandis qu'elle se terre dans l'ombre. Pour finalement revenir toujours plus forte !

Particularités : L'allure d'Ultimécia est déjà une particularité à elle seule, on peut ajouter à cela une voix qui résonne assez souvent dans le tympan, comme si même en plein air elle se trouvait dans une vaste salle vide. Sinon elle peut toujours forcer sa voix à rester un peu plus normal, de manière naturelle ou par usage de la magie.

Histoire du personnage : Poste à suivre

Classe : Mage noire

Arme : La magie est son arme principale, naturellement, mais outre celle-ci, les mains d'Ultimécia forment également des sortes de griffes, ce qui constitue éventuellement une arme, même si elle n'en attend pas de pouvoir déchiqueter la chair, animale ou humaine.

Compétences :
Magie noire :

Glacier + (Attaque élémentaire moyenne de glace) 40
Quart (Enlève 25 % des HP restant d'un ennemi) 30


Compétence :

Encourager (Augmente la force et la constitution des alliés) 10
Concentrer (accroit la Résistance à la magie des autres personnages) 10

Buts à atteindre : Récupérer l'intégralité de ses pouvoirs dans un premier temps, prendre sa revanche sur les SeeD par la suite et dominer la Légion pour finir.

Joueur


Prénom : Jonathan

Âge : 19 ans

De quel univers de Fantasy est issu votre personnage ? De Final Fantasy VIII

Où avez-vous connu le forum : Par le fondateur Smile

Mot secret :cyclops Vu par Cloud Strife


Dernière édition par Ultimécia le Dim 6 Déc - 18:22, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Ultimécia [encore en construction]   Sam 17 Oct - 3:38

Déjà bienvenue!

(Première fiche d'inscription, ça se fête de mon coté!)

En tous cas vu le début de ta fiche, j'ai hate de lire la suite... et puis quel langage, j'adhère!

Bon courage pour la suite Wink

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MessageSujet: Re: Ultimécia [encore en construction]   Dim 20 Déc - 22:24

Histoire du personnage :
Carnets de la grande Sorcière
Livre I, Le mariage avec le mal

Œuvre traduite pour un style plus littéraire par un anonyme


Il y a 189 ans, nous étions alors en 2184 dans mon époque d'origine, et plaise ou non à certains, c'était un 30 février. Bien évidemment, cette date n'est sans doute pas fortuite, et ma naissance en ce jour a été de loin des plus scandaleuses. Car si l'annonce auparavant d'un 30 février avait choqué sensiblement toute la population, ma mise au monde avait provoqué bien du remous, et avant même que je ne sois née, les noms de sorcières étaient balancés à tout va à l'égard de ma génitrice, et dans une mesure plus moindre à mon géniteur. Dans un monde où les sorcières et les sorciers étaient les rebuts de la société, mes géniteurs se faisaient incendier toute la journée durant, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils n'osaient plus pointer le nez dehors, craignant les calomnies, les insultes, et parfois même de vrais objets dangereux envoyés contre nos fenêtres ou les murs de notre maison.
Bien sûr, on dit qu'ils auraient très bien pu abandonner leur domicile, leur ville, et fuir toute cette chasse, mais à la vérité, lorsque tout le monde apprit qu'il y aurait exceptionnellement cette année un 30 février et qui plus est que ma naissance était définie à cette date-là, il était bien trop tard pour ma mère de fuir, car j'avais déjà bien évolué dans son ventre, trop vite d'ailleurs selon l'avis des médecins. Naturellement, tout ceci formait une solide corrélation, ma croissance stupéfiante et même incroyable, l'année de 367 jours et le jour de ma naissance prévu ce jour-même. Tout ceci définissait d'ores et déjà le type de pouvoirs que j'allais posséder et dont la recherche allait se poursuivre plus tard tout au long de ma vie. Mais nous n'en sommes pas encore à ce stade-là de mon existence, cela viendra bien plus tard dans mon évolution personnelle, et chaque chose doit venir quand son heure est venue, pas avant, pas après, juste au bon moment.

Puis, au bout de six mois et demi de grossesse, ma génitrice finit par me recueillir en ce monde, intolérant et exécrable. Une bonne âme avait su faire preuve de bonne volonté et avait transcendé l'état d'esprit de cette société détestable pour aider ma mère à accoucher à domicile. Une brave dame que cette sage-femme, malheureusement sa vie dût s'écourter peu de temps après, elle-même ayant mis une fin à celle-ci, car elle avait aidé une sorcière à voir le jour, et cela revenait, pour la population, à être un crime odieux et impardonnable, et c'est la raison pour laquelle elle la persécuta pendant tout le reste de sa vie, et c'est encore une chance que ces gens insupportables ne s'étaient pas présentés devant chez elle, armés de fourche et de flambeaux pour réduire en cendres son domicile et la mettre sur le bûcher, tel le faisaient les inquisiteurs au temps de la chasse aux sorcières, qui visiblement ne s'était jamais terminée.
Seulement mes géniteurs ne valaient pas mieux que les autres, ils étaient tellement influençables, que c'est uniquement par principe d'avoir donné la vie qu'ils ne me chassèrent pas de chez moi alors que je n'étais qu'un bébé, pour se débarrasser une bonne fois pour toute du fléau que je représentais pour eux. Oui, c'est véritablement sans amour que mes géniteurs m'élevèrent, quelques années seulement, jusqu'à ce que je puisse vraiment me défendre de fait, et parfois même me venger. Mais cela viendra par la suite. Pour l'heure, il est important de noter que j'étais la seule enfant de cette maisonnée, ce qui a accentué mon sentiment d'abandon dès mon plus jeune âge, car aucun frère ni aucune sœur n'était là pour m'épauler, et quand bien même il y en aurait eu, m'auraient-ils vraiment aidée ? Je crois plutôt que ces débiles de géniteurs les auraient conditionnés, si bien que d'une manière ou d'une autre, je n'aurais fait qu'éveiller peur, crainte, terreur et surtout répulsion.

Mais procédons par étapes successives dans l'éclaircissement de ma vie. Tout d'abord, malgré mon statut de sorcière aux yeux de tout un chacun en ce monde, mais également aux yeux d'un dieu s'il y en eût un, je ne possédais à proprement parler aucun pouvoir quel qu'il soit, en tous cas pas dans le sens où on peut l'entendre, et ceci compris entre mon plus jeune âge, à savoir directement après l'accouchement, et mes quatre ans si je ne m'abuse. Bien que je ne fus à ce moment-là qu'un nourrisson duquel il fallait s'occuper et sur lequel il fallait veiller, j'avais tout de même en moi une certaine maturité cachée, moindre certes car je n'étais qu'un bébé, mais il était de certains dangers exposés, comme si on eût voulu que je trépasse « par accident » d'une chute, en avalant un produit trop gros pour ma gorge ou bien une substance sensiblement corrosive pour me faire brûler les organes internes, et cela m'évitait même de souffrir de douleurs que je perçois aujourd'hui comme volontaires de la part de ces pitoyables créatures. Ainsi des aliments trop chauds, beaucoup trop chauds, voyaient leur température baisser sans réelle explication, si ce n'était parfois la présence de quelques glaçons minuscules, ou à l'inverse des flammes microscopiques qui réchauffaient des liquides froids. En somme, je m'assurais moi-même mon confort et ma survie, ou en tous cas ma santé physique.
Il est sans doute évident que vous demandiez comment ce fut possible que je puisse ainsi parler de mes expériences de bébé alors qu'en temps normal nul n'a réellement accès à sa mémoire en si bas âge ? Sans pour autant révéler la cause exacte d'un tel phénomène, je dirai tout simplement que cela est lié à ce qui se développera à l'avenir chez moi, accroissant mes talents et mon savoir par la même occasion. Mais je vais conter une anecdote pour vous assurer du bon sens de mes mots : Je devais approcher de ma troisième année, ou je venais tout juste de la franchir, j'avais donc soit presque deux ans ou tout juste, mais mon cerveau avait déjà bien grandi en termes d'intelligence, non pas en termes de taille. Si l'on avait dû me faire faire des tests de Q.I., il eût été clair que mon niveau intellectuel dépassait de loin celui des autres, et s'il ne se haussait pas à la hauteur de celui d'un adulte, il rivalisait aisément à celui des jeunes enfants dont l'âge est compris entre 6 et 8 ans. Certes ce n'était pas une intelligence qui se manifestait directement, je ne savais pas parler par exemple, même si le nombre de mots que je prononçais augmentait relativement vite, je n'étais pas capable non plus de réaliser des calculs basiques, cela allait de soi, cependant il fut une fois où j'aurais pu remercier le ciel d'avoir été ce que je suis, mais je ne le pouvais, et même plus tard je n'en aurais pas été capable, simple question de principe.
Comme je l'ai écrit plus haut, les occasions de mourir « accidentellement » n'étaient pas rares, car dans bien souvent elles étaient « aidées » par ces immondes êtres, et je dois bien dire que pour une fois je pouvais être d'accord avec la foule sur ce point. À défaut d'avoir des animaux sur pattes tels des chats ou des chiens, mes géniteurs avaient une sorte d'admiration à l'égard des poissons, et ils avaient de nombreux aquariums, dont l'un accolé à la table du salon, sur laquelle j'avais étrangement atterri, au sens le plus ironique possible, et complètement sans surveillance, au cas où une chute viendrait à provoquer une rupture des cervicales ou quoi que ce soit d'autre. À cet âge-là, je tenais bien fermement sur mes jambes, si bien que je pouvais me mouvoir à mon gré sur cette table en chêne ornée d'une nappe dont la couleur m'échappe. Puis j'allai faire un tour du côté des poissons, car j'aimais beaucoup voir le mouvement des poissons frétillants, qui formaient une sorte d'arc-en-ciel en constant mouvement de par leurs couleurs miroitantes et les reflets de leurs écailles. Une fois collée contre la vitre, ma main passa par-dessus et vint se placer en douceur dans l'eau, effrayant les poissons qui s'écartèrent vivement de cet objet instantané venu perturber leur tranquillité. Mais comme tout avait été presque planifié, ces gentils poissons que j'aimais tant voir bouger, il fallait évidemment qu'ils aiment la viande, et par hasard ils n'avaient pas été nourris, comme quoi on peut faire preuve d'une sérieuse ingéniosité lorsqu'on décide de tuer quelqu'un.
Donc, bien qu'ils aient été surpris au début, bientôt ils sentirent l'appel de la chair fraîche, et à ce moment précis je ressentis le danger de la situation, lorsqu'un, deux, trois et quatre poissons carnivores se retournèrent soudainement, une fois ma main retirée de l'eau, et vinrent flotter à la surface. Mes yeux avaient viré au jaune qu'ils allaient avoir quelques années plus tard, et des arcs électriques avaient dansé autour de ces piranhas, rendant leurs derniers instants fort désagréables bien qu'ils ne furent que très brefs. Lorsque le maître de maison, enfin plus exactement du manoir, revint dans le salon, il constata avec horreur l'immobilité de ses poissons, et lorsqu'il alla auprès d'eux, il comprit immédiatement qui était la coupable. De toute manière, quand bien même c'eût été une mort naturelle ou causée par autre chose, j'aurais été tenue pour responsable. Il se retourna vivement vers moi avec une rage évidente, même pour un enfant, mais lorsqu'il leva la main pour venir s'abattre sur moi, mes yeux qui avaient regagné leur couleur d'origine reprirent leur forme reptile et jaune, et cette pourriture passa de la rage à la crainte en un instant, jamais auparavant je ne m'étais attaquée à qui que ce soit, mais je crois là instinctivement j'en aurais été capable, sans faire d'énormes dégâts naturellement, mais juste de quoi prévenir qu'il ne fallait pas s'en prendre à moi. D'ailleurs, abruti par la colère, il voulut recommencer, et partit chercher un chiffon censé me fouetter, mais un vulgaire chiffon aurait fait quoi face à la magie ? Les flammes prirent sur-le-champ et il cessa enfin de vouloir me faire payer mon crime, enfin, ce n'était le cas que pour ces toutes premières années.

De fait, c'est vraisemblablement lorsque j'atteins mes quatre ans que je pus véritablement affirmer que j'étais bel et bien une sorcière, car malgré la présence indéniable d'un potentiel magique assez puissant, comme écrit tout juste avant je n'en avais pas un accès volontaire, mais lorsque j'obtins mes quatre ans, enfin peut-être quelques jours après, je compris comment cela fonctionnait, même si c'était un mécanisme purement biologique, comme de voler pour un oiseau en somme. Bien sûr, cela signifiait également que la puissance magique était supérieure à celle que je possédais deux ans auparavant, mais elle nécessitait également une plus grande force mentale, et durant les premiers jours je finissais très souvent au lit, complètement affaiblie par l'intensité du nombre de sorts que je déployais. Très souvent je me levais d'assez bonne heure, patientais une ou deux heures avant d'être en pleine forme, fin prête à m'exercer, et pendant peut-être une heure au grand maximum je ravageais les objets qui se trouvaient dans la cave dont personne ne se servait jamais, donc quitte à faire cela en secret, autant le faire ici, ainsi personne ne me voyait, ce qui en arrangeait plus d'un il faut l'admettre.
Certes, cela n'était possible que les week-ends, car le reste de la semaine j'allais tout de même à l'école, toute seule bien évidemment, sait-on jamais si on me roulât dessus. Cependant, je ne recevais vraiment que les insultes et les regards méprisants de la part de cette population raciste, aucun d'eux ne se risquait vraiment à me provoquer physiquement, car pour la plupart, il circulait une légende ici-bas selon laquelle un être foncièrement mauvais ferait son apparition environ deux siècles après la fin de la grande guerre occulte. Un être aux pouvoirs incroyables et qui, par coutume, chercherait à dévaster le monde pour le modeler à sa guise. Et comme j'étais vraiment la seule enfant à être harcelée des noms de sorcière, monstre, aberration, etc. il était évident que ce fut moi la cible de cette légende. Pour ma part je n'y faisais pas attention, les légendes valaient ce qu'elles valaient, c'était tout. Et les têtes qu'on dit fortes, je ne les trouvais vraiment qu'à l'école, dans le plus grand champ de guerre enfantin, la cour de récréation. Nul besoin d'expliquer pourquoi j'étais toujours seule, car déjà à cet âge-là mes cheveux formaient deux sortes de cornes, me donnant un air diabolique diraient certaines personnes. Et je passais mon temps à observer ces pitoyables humains, leurs jeux débiles, leur humour ridicule, et ainsi de suite. Et comme ce devait être prévisible, mon regard hautain, qui bien sûr n'avait pas le droit d'être alors que l'inverse était autorisé, avait fini par déranger un jeune garçon, qui devait avoir trois ans de plus que moi, reconnu pour avoir un comportement violent. Il s'approchait de moi en vociférant tout un tas d'insultes et d'injonctions, mais je ne répondais que par un silence dédaigneux et un regard assassin, ce qui ne faisait qu'attiser sa colère il faut dire. Il brandit le poing, il voulait véritablement me frapper, et je posais ma main bien droite dans sa direction, paume bien parallèle à lui, et un sourire finit par se dessiner sur mes traits. Cet imbécile pensait pouvoir rivaliser avec moi, et il se mit à courir, par peur peut-être je ne sais pas. Des doigts et avec un air de défi figé au visage, je lui fis signe d'approcher, avant de replacer ma main correctement, j'allais pouvoir m'amuser. Je fis un mouvement circulaire du poignet et levai la main vers le haut, paume vers le sol, et je lançai un « FOUDRE ! » en abaissant ma main brutalement vers le bas, accompagnant l'éclair qui s'était abattu sur ce misérable. Malgré la haute tension cela avait refroidi ses ardeurs, et je partis dans un grand éclat de rire, avant de sombrer dans l'inconscience.
À mon réveil, j'étais fermement ligotée sur le ventre sur un brancard, toujours dans l'enceinte de l'école. Des bandages me tombaient de chaque côté du visage, avec une douleur cuisante sur le sommet du crâne. Ainsi quelqu'un m'avait arrêtée, par un grand coup par derrière sur le haut de la tête, lâche comme ce n'était pas permis. Je tirai sur les cordes qui me retenaient, elles étaient foutrement bien attachées et j'en avais mal aux poignets. Puis la porte s'ouvrit avec fracas, et je reconnus la voix de cet immonde géniteur, hurlant à mon égard des menaces de répression qu'il allait me faire si je continuais à semer le trouble à l'école. Seulement, il n'attendit véritablement pas que je recommence pour les mettre à exécution. Il avait visiblement tout prévu car il avait emporté tout un arsenal afin de me corriger dans l'immédiat. Il empoigna un couteau afin de déchirer mon vêtement sur la longueur du dos, mettant à nu ma peau. Il fit claquer un fouet contre le sol, simplement pour me clarifier comment j'allais en prendre pour mon compte. Je tournai la tête dans sa direction, un regard provocateur, et je lui dis : « Je te préviens, ma patience s'arrête à trois. » mais il n'en tînt pas rigueur. Le fouet claqua contre mon dos, me valant un cri de douleur incontrôlé, je n'avais que quatre ans et demi tout de même. Ma génitrice présente n'osait regarder la scène, mais pourtant elle ne fit rien pour tenter d'arrêter son mari. Le fouet retentit une seconde fois, pile à l'endroit où il avait frappé la première fois, il n'était donc pas sous l'effet de l'alcool pour être capable de réitérer son geste avec une telle adresse. Une larme coula de mes yeux, et je tirai sur les liens mais je ne faisais que me blesser plus encore. Puis sa rage s'abattit une troisième fois contre moi, ouvrant ma peau tendre à l'air libre dans un filet de sang, une douleur fort insupportable mais je ne pouvais l'effacer, en revanche je pouvais effacer autre chose. Je regardai le haut de la pièce, tout juste au-dessus de lui, depuis le second coup, et il était enfin temps, il leva le bras pour m'infliger le quatrième coup de fouet, mais à ce moment précis un morceau de glace fin mais bien pointu tomba sur son crâne, le transperçant comme un vulgaire morceau de beurre, il tomba raide mort. Je fis brûler la base des liens qui retenaient mes mains, et me déliai les pieds, ma génitrice me fixait horrifiée, tandis que j'affichais un sourire malsain, l'air de dire que si elle osait me dire quoi que ce soit elle allait souffrir elle aussi. Finalement elle ne fit rien, si ce n'était planifier mon renvoi définitif.
J'avais laissé faire cela sans broncher, sans rien tenter pour l'en empêcher, de toute manière je m'y ennuyais. Les instituteurs m'interrogeaient certes, mais uniquement sur les points plus difficiles, mais comme j'avais des facilités intellectuelles, je répondais presque toujours juste, à leur plus grand désarroi. Lorsque je fus de retour à la maison, je commençai par foudroyer tous les poissons de la maison, et finis ma course au lit, complètement épuisée. Ma génitrice ne me posa plus jamais un seul problème, trop terrifiée pour faire quoi que ce soit. Elle ne m'échangea plus jamais un seul mot, pendant ou même après son deuil, et ses longues lamentations ne faisaient qu'accentuer mon plaisir ; s'ils avaient su se montrer indulgent face à ma nature de sorcière, peut-être aurait-elle échappé à cela. Mais ce qui était fait était fait, et je ne pouvais pas remonter dans le passé, et à quoi bon ? Tout aurait été identique, le même scénario au final.
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Ultimécia

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MessageSujet: Re: Ultimécia [encore en construction]   Mar 29 Déc - 2:30

Entre mes six ans et mes onze ans, c'était relativement calme. Mes pouvoirs, à force d'exercices intenses, s'amélioraient et je pouvais tenir plus longtemps la cadence de ce rythme. Pour donner un but à ces entraînements acharnés et répétés, je m'étais fixée plusieurs objectifs, qui relevaient certes de l'impossible en l'état actuel mais qui donnaient un sens à tout ceci, et au final, ils allaient se révéler bien pratiques, même si cela ne se voyait pas au tout début. Ces quatre objectifs étaient simples dans leur compréhension, et incroyablement difficiles dans leur réalisation : assécher l'intégralité d'un lac, geler une cascade, refaire fonctionner une vieille tour satellite et inonder un ancien marais proche. J'étais bien évidemment consciente que cela allait me demander un travail considérable, et que ce n'était pas au bout de quelques mois que j'allais parvenir à faire cela, mais j'avais au fond de moi cette détermination inébranlable. Pour parfaire ces exercices, je décidai que pendant un mois entier, je ne m'emploierai qu'à la magie ardente, puis le mois suivant à la magie éolienne et ainsi de suite. Et je dois bien admettre qu'au tout début cela m'irritait fortement que de voir que malgré tous les efforts que je déployais pour parvenir à mes fins, j'étais bien loin des résultats escomptés, mais aussi que j'aurais aimé pouvoir tout faire en même temps, ce qui était impossible. Cela avait pu me lancer dans des colères terribles, et cela se voyait très clairement lorsque je m'efforçais d'améliorer la puissance de ma magie de feu, car lorsqu'il se trouvait des animaux à passer devant moi, je les enflammai d'un coup. Ma puissance n'avait rien à voir avec celle que j'avais utilisée pour défaire mes liens quelques années plus tôt.
Ces longues absences durèrent longtemps, si bien que je finis même par me faire un abri pour pouvoir y dormir et reprendre l'entraînement dès le lendemain. Nul doute que les habitants étaient ravis de moi voir moins souvent arpenter les rues de la ville, défiant quiconque osait me regarder avec un regard en coin ou murmurer des choses alors même que je passais devant eux. S'il en étaient bien quelques uns qui eurent pu se plaindre, c'était les médecins car pour le coup ils avaient beaucoup moins de patients. Je rentrai véritablement au manoir uniquement lorsque je commençais à avoir besoin de vêtements propres ou neufs, car les autres s'usaient facilement et pour une question de confort et de santé j'exigeais être au mieux. Certes j'aurais très bien pu profiter de ma maturité extraordinaire pour subvenir à mes besoins toute seule, mais comme mes journées se terminaient toujours par un mal fou à me sustenter, tant la fatigue était grande, il m'était préférable de revenir. Ou alors, cela m'arrivait aussi pour étudier au travers des livres de la vaste bibliothèque, des livres qui n'avaient absolument rien à voir avec la magie ou la sorcellerie, mais qui pouvaient tout de même se révéler pratiques. C'est d'ailleurs dans un de ces livres que je pus apprendre une faiblesse nette chez ces humains inférieurs, quelque chose de tellement stupide mais qui me permit ô combien de fois d'arriver à mes fins, même si sans user cette technique j'aurais tout aussi bien pu obtenir ce que je voulais, tout était une question de moyens. Ce bouquin traitait d'un sujet dont je n'avais jamais entendu parler auparavant, il s'agissait de la sexualité. Nul besoin de s'attarder sur le sujet, mais après avoir achevé ce livre, je mettais en pratique les moyens utilisés pour mener les mâles par la baguette, avec des simples vêtements amplement ouverts, très suggestifs, et je dois bien dire que cela marchait, et pour le coup, sorcière ou non, ils s'en fichaient.
Voici donc une expérience menée à ce sujet : à l'approche de mes onze ans, mon corps commençait déjà à se développer pour ce qu'il sera par la suite lorsque je serais devenue une femme, mais ce seul détail n'avait aucune importance s'il était considéré seul. En fait, il s'était même bien développé à tel point que je distançais aisément les autres jeunes filles de mon âge, toutes des pauvres ignorantes complètement idiotes informes, mais c'était tout à fait logique, je leur étais supérieure en intelligence, c'était normal que cela ne s'arrête pas là. Une sorcière est par définition meilleure qu'une humaine banale, peu importe son âge. Ainsi j'avais fait ordonner par ma génitrice de faire venir un styliste au manoir, ce à quoi elle n'osa pas répliquer, par peur pour sa propre santé, et par l'imbécilité la plus frappante du monde, et si celui-ci rechigna vouloir offrir ses services à une créature hideuse et monstrueuse, il faut bien dire que l'appât de l'argent avait gagné son esprit. Certes une bonne partie des fonds familiaux avait été employée en ce seul instant, mais je m'étais fait nommer dignitaire de toute cette fortune, et ma génitrice n'y touchait que pour régler les soucis d'impôt et tout le reste. En somme des obligations que je finirai bien par faire disparaître dans l'avenir. Je lui demandai donc, enfin, je lui ordonnai, de me faire une tenue vestimentaire particulière, qui collait agréablement au corps en épousant chacune de mes formes, quoique l'unique vêtement découvrait amplement ma poitrine sans toutefois la révéler intégralement ainsi que la forme de ma colonne vertébrale et de mes reins, une robe découpée dans un rouge relativement chaud, remonté d'une fourrure qui laissait croire à des cheveux de loin. Le styliste était bien évidemment trop apeuré par moi pour avoir des vues lubriques sur ma personne, il se contentait de faire son travail et c'était plus sûr pour sa santé.
Je me fis faire plusieurs exemplaires de cette tenue, ainsi que quelques un un peu trop grands pour moi, afin que je puisse toujours me parer du même accoutrement dans l'avenir, j'en avais décidé ainsi, et il sera donc ainsi. Un soir, enfin un début de nuit, je voulus mettre à profit ces dons sensiblement réservés à celles qui le méritent le plus, celles dont les pouvoirs octroient les meilleurs atouts. Et la ville de Delling City, enfin tel était son nom dans le passé car à mon époque elle était rebaptisée Hunting, qui s'était considérablement agrandie en très peu de temps en démographie comme en surface, regorgeait d'individus en tous genres, allant des riches nobles aux misérables clochards qui empestent l'alcool et te regardent avec l'air de vouloir t'arracher tes vêtements afin d'en avoir des propres sur eux. Je déambulai droitement dans les rues, avec un but certes fixe mais dont je ne savais absolument quand il allait prendre place, et je passai devant un de ces pitoyables humains incapables d'assurer leur survie. Je ne le vis toutefois pas, mais lui si. Il avança donc en zigzaguant vers moi, et m'interpela alors qu'il était encore à quelques mètres derrière. De fait, je ne compris rien à ce qu'il me dit, c'était plutôt un amalgame de sons dévastés par l'alcool, mais la perfide odeur qui émanait de lui me fit me retourner, après plusieurs secondes le temps qu'il me rejoigne quelque peu. Je pus déceler à travers ses gémissements : « Hey… jolie… compagnie… pièces. » Soit rien de vraiment logique entre eux. Toutefois, les livres peuvent parfois être très précis, et le terme compagnie associé à celui de jolie, tout était clair. Lorsqu'il allait réitérer ses dires, je me retournai vivement, et offrit mon plus beau regard à cet immondice vivant, un regard froid, dur, méchant, avec l'iris bien jaune. Et s'il avait pu m'avoir perçue plus grande que je ne l'étais et plus mûre par mes vêtements, il me reconnut aussitôt, et je me délectai alors de la peur qu'affichait son visage. Je levai le bras pour le diriger vers lui, avec un sourire bien plus que malsain, et malgré l'alcool rongeant ses veines il comprit parfaitement, et il détalla immédiatement, tombant à la renverse son demi-tour à peine fait. Vraiment pathétique comme spectacle, il ne valait même pas la peine que je le corrige.
Et lorsque je voulus reprendre ma marche, je me heurtais à un autre obstacle, un grand obstacle d'ailleurs, qui me retins immédiatement sur place. Toutefois je n'eus pas mal, cela m'avait juste désagréablement surprise. Tout de suite après, alors que je m'apprêtais à regarder ce dans quoi je m'étais cogné, une douce voix me parvint : « Je suis désolé ma petite, j'ai été imprudent, je serais vraiment content si tu acceptais mes excuses. » Mais au lieu de laisser ma colère envahir toutes les fibres de mon corps, je pris la ferme décision de faire autre chose. Je relevais doucement les yeux sur cet homme qui avait cru bon de poser ses mains sur mes épaules, et le regardai fixement, sans aucune méchanceté cependant dans les yeux. « Tu n'as rien ? » poursuivit-il. Mais je fis celle qui ne trouvait pas la force de répondre, et je vins m'accoler contre lui, qui s'agenouilla alors pour m'offrir un câlin. Intérieurement je bouillonnais, mais je ne devais en aucun cas le montrer. Mes vêtements lui auraient-ils fait croire que j'étais désemparée et que je vivais dans la rue ? C'était une hypothèse probable certes mais pour laquelle je ne vouais aucune croyance. Il me demanda naturellement ce que je pouvais faire à une heure aussi tardive de la nuit, enfin tardive pour une enfant bien sûr, mais je répondis juste que je ne le savais, je marchais sans but. Il me proposa donc de m'offrir son logement, de s'occuper de moi pendant quelques temps afin de chercher une solution à mes problèmes et tout le blabla habituel. Je ne refusai pas, après tout, moi je ne risquais rien.
Il habitait plus près de ce bout de la ville que je ne l'aurais cru, en fait, il logeait dans le quartier avoisinant, si bien que de l'une des chambres il avait une vue, même moindre, vers la rue dans laquelle nous étions quelques instants auparavant. Une fois entrés chez lui, il me proposa de boire quelque chose de chaud, que je refusai sèchement, une erreur de distinction de ma part mais qui au final ne changerait rien. Croyant que j'étais réellement abandonnée de tous et de toutes, ou feintant de le croire je ne savais pas trop à ce moment-là, il me fit visiter sa maison sauf une pièce, une pièce qui lui était personnelle et trop douloureuse a-t-il dit si bien qu'il refusait que je la visite un jour, afin que je ne pose pas de question sur celle-ci. Soit, si tel était son souhait, de toute manière je la visiterai un jour tout de même, fut-ce sans le lui laisser savoir, ou bien pour lui pourrir la vie, je n'avais pas encore tranché sur la question.
Il me conseilla d'aller me coucher assez vite, car vu l'heure avancée de la nuit, une enfant de mon âge se devait déjà d'être couchée. Avait-il reconnu la femme qui se cachait en moi, à savoir la sorcière haïe de tous et que contre qui le monde se tournait pour vouloir y mettre une fin ? En songeant à nouveau à ces évènements, je pense qu'il savait pertinemment qui j'étais, mais faisait celui qui l'ignorait totalement. Je pouvais au moins lui accorder ce point positif, il n'envoya pas de volées d'insultes blessantes à qui se laisse atteindre par l'avis commun d'une majorité constitués de cas pathologiquement débiles et dont la seule rédemption consisterait en la mort, lente et douloureuse afin d'expier un par un tous les péchés, et je pouvais savoir combien il y en avait. Je fis ce qu'il me dit gentiment de faire, afin de lui laisser croire que je n'étais qu'une pauvre idiote dupe, de toute manière, il n'avait qu'à se méfier de l'eau qui dort.
Plusieurs jours passèrent sans que quoi que ce soit ne vienne perturber notre vie, ma mère ne lança jamais de recherches pour me retrouver, jugeant peut-être que si elle le faisait j'allais me venger sur quelque chose à laquelle elle tenait, ou parce qu'elle profitait justement d'être débarrassée de moi. Je suis d'avis que la seconde option est la plus crédible, bien que la première ne soit pas négligeable non plus, car de nombreuses fois ai-je fait voler en éclats ses biens immobiliers, affûtant mes pouvoirs quand je le pouvais, et par ailleurs, elle en a également souffert. Il était hors de question que je sois la seule à souffrir de la haine du peuple, le peuple devait égaler souffrir de la mienne. Et cet homme, un certain Boral, se conduisit véritablement comme s'il était un père qui n'avait jamais eu la chance d'avoir de fille, pour une raison quelconque, de laquelle je me fichais royalement à vrai dire.
Seulement, toute gentillesse avait un prix, seulement, je refusai catégoriquement de le payer moi-même ce prix. Ainsi, je malgré les tentations souvent suscitées de visiter cette étrange pièce, j'allais finir par en découvrir l'intérieur, même si c'était véritablement contre mon gré à ce moment-là. Un matin, j'étais descendue dans la cuisine pour tenter de me préparer moi-même mon déjeuner, sous ses yeux attentifs car il connaissait ma nature de sorcière mais me traitait tout de même comme sa fille, chose qu'il répétait inlassablement et beaucoup trop souvent à mon goût, mais je réservai ma colère croissante pour ne pas qu'elle éclate ici. Je parvins à ne pas enflammer la pièce, car mes entraînements précédents visaient à décupler ma puissance magique en l'employant considérablement, dans le cas présent je voulais plutôt tenter de la réduire et de la maîtriser pour en utiliser que des parties minimes, comme allumer un léger feu, remplir des tasses d'eau, faire briller des ampoules électriques ou bien encore pouvoir créer de petits glaçons.
Il me félicita de ma réussite avec le feu, agrémentant ses applaudissements d'un mot trop affectif à mon goût. Je me crispai lorsqu'il posa sa main sur mon épaule et je serrai les dents, mais je tombai évanouie subitement, en respirant un parfum que je n'avais jamais senti jusque là. À mon réveil, mes jambes et mes bras formaient un X disgracieux, et les moindres mouvements que je voulais effectuer m'étaient refusés, car j'étais fermement attachée par des chaînes et un tas de bidules dont je ne comprenais pas vraiment l'utilité, mais déplaisants comme celui que j'avais dans la bouche et qui m'empêchait de la fermer convenablement, et même pas du tout. Je pouvais néanmoins tourner la tête légèrement sur le côté, et tenter de reconnaître ce lieu mais j'en étais totalement incapable car je ne connaissais pas du tout cet endroit.
Soudain, une porte se fit entendre derrière moi, et j'identifiai immédiatement le parfum que celui qui voulait se faire passer pour mon père portait habituellement. C'en était fini des « ma chère enfant » ou autres surnoms, il ne disait mot, et de toute manière je ne le voyais pas. Mon dos se raidit soudainement lorsque je sentis quelque chose comme des petites cordelettes rectangulaires glisser dans le bas du dos, ce qui visiblement ne lui plut pas car il en profita pour frapper en plein milieu du dos au moyen de cet objet. Je ne fis pas un bruit si bien que le claquement résonna dans toute cette petite pièce. Je le maudis intérieurement et jurai de lui faire payer au centuple son affront. Puis je sentis ensuite autre chose telle une brosse mais à poils à la fois doux et solides descendre le long de mes fesses pour venir me déranger plus bas, oui c'était certain, il allait regretter cela.
Car bien que je ne fus pas très âgée, mes connaissances étaient déjà étendues et je percevais ses intentions, il passait là en revue tout ce que je connaissais comme répondant au mot fantasme, et il allait ensuite me prendre comme il en avait très certainement pris d'autres, rien d'étonnant à ce qu'il n'ait pas de fille ou de famille, cela aurait apporté trop d'ennuis. Il fit je ne sais quoi qui me força à me plier à l'équerre, si bien que la position dans laquelle je me trouvais était absolument honteuse, cependant il ne voyait pas ce qu'il voulait, car il avait pris le soin de me laisser mes vêtements, pour une raison que je n'aurais jamais l'occasion de savoir. Mais lorsque ses doigts effleurèrent ma peau, j'émis un son sensible au grognement d'un animal et il répondit par une frappe lourde et bien douloureuse sur le postérieur, qui aurait à coup sûr laissé une marque si j'avais été déshabillée. Je ne connaissais pas vraiment toutes ces choses appelées fantasmes, et encore moins celui-ci, quoique la violence comme source de plaisir ne m'était pas étrangère.
Puis il me fit pivoter, en marmonnant des propos incompréhensibles tout bas, enfin j'imagine que ce n'était pas des paroles réconfortantes, et enfin je pus voir le visage déformé par la soif de plaisir pervers qui m'avait été caché mais qui se révélait enfin. J'avais bien vu juste, les hommes sont tous faibles tant qu'en face d'eux subsistais une femme aux corps suffisamment développés pour éveiller leur unique cerveau qui était du coup génital et non cérébral. Ils ne répondaient plus qu'à leurs désirs sexuels et excluaient totalement leurs appréhensions vis-à-vis des sorcières ou magiciennes ou peu importe leur nom, tant qu'il s'agissait de femmes au corps alléchant, il faisait étrangement abstraction du reste.
Après m'avoir mis en garde contre des tentations éventuelles de hurler, il m'ôta cet appareil de la bouche, lequel je ne connaissais pas encore l'utilité, car bien que j'avais pu lire certains écrits de littérature rose, ils ne relevaient pas de la plus décadente littérature. Lorsqu'il approcha ses mains pour remettre ce truc dans ma bouche, je lui vociférais des menaces immédiates, et je pris une claque monumentale. Il scandait que dans l'état dans lequel je me trouvais je serais incapable d'agir de quelque manière que ce fut. Sauf que ce qu'il ne savait vraiment pas, c'était que j'ajoutais des sortes de danse à mes mouvements quand j'utilisais la magie pour donne un style gracieux à cela, mais j'étais parfaitement capable d'utiliser la magie tout en restant immobile.
Il commença à faire une énumération de ce qu'il avait prévu de faire, comme si lister ses actes donnait une idée de commandement ou je ne sais plus quel raisonnement débile il avait. Il m'approcha de lui pour ce qu'il avait l'intention de faire, ayant oublié d'ailleurs de me remettre ce maudit appareil, lorsque je dis : « Tu veux que je sois chaude comme la braise, froide comme la glace, énergique comme la foudre ou vibrante comme l'eau ? Quoique la dernière est un peu faible, et de toute manière JE choisis : froide comme la glace. » Il voulut protester mais soudainement il ferma la bouche, une douleur incroyablement cuisante, ou glaçante devrait-on dire, dans l'aine, enfin plus bas encore. Il se tordit de douleur, je gelai les chaînes qui me retenaient, et les brûlai d'un seul coup pour faire craquer la glace et fissurer suffisamment ces liens foutrement douloureux pour les briser ensuite.
Je me frottai les poignets tellement j'avais mal et me déliai les jambes, tandis que lui continuai de souffrir du froid qui avait gelé la partie qu'il fallait plutôt éviter. Et plus il essayait de se réchauffer avec les mains et plus ses mains devenaient froides, donc inutiles. Pour le coup, il ne faisait plus du tout attention à moi, j'avais donc tout le loisir d'attendre et de faire souffrir, comme il avait l'intention de le faire avec moi qui n'avait heureusement jamais eu de conséquences autre que de provoquer ma vengeance contre le monde entier. Je fouillai les tiroirs de sa salle où il avait soi-disant des attachements sentimentaux, et trouvai enfin mon bonheur, deux marteaux bien solides et pas trop lourds. Je le frappais à la tempe pour qu'il lâche un peu l'affaire et profitai de cet instant-là précisément pour lui briser l'arme avec laquelle il voulait me faire endurer mille souffrances.
Finalement, les mille et une souffrances, ce fut lui qui les vécut, car même sa voix ne parvenait plus à crier, tout était brisé et en miettes, impossible à recoller, et de toute manière, sa vie allait bientôt s'arrêter. Il s'était recroquevillé dans un coin de la pièce, gémissant comme un animal, voire même pire, lorsque je m'agenouillai juste devant, je posais un doigt sur son front, ce à quoi il ne réagis pas, je fis un cercle qui si on suivait mon regard allait former le contour du cerveau, reculai ma main, la mis à la perpendiculaire et criai avec un sourire malsain « FOUDRE ! » comme je l'avais fait auparavant. Et je persistais jusqu'à ce que son corps soit totalement foudroyé, et que la vie l'ait quitté.
Mes yeux avaient pris la teinte jaune habituelle, seulement la haine était tellement fichée sur mon visage que mes yeux donnaient l'impression que leur couleur était bien plus vive et perçante que d'ordinaire. Un autre élément notable de ces événement fut l'apparition de sortes de rides sur le haut du front et qui descendaient sur le haut de l'artère nasale. Lorsque je passai devant un miroir, toujours pleine de cette rage meurtrière à l'égard de ces hommes racistes, abrutis, sadiques et violeurs, hommes en priorité, puis les femmes suivaient de très près, même si elles violaient moins que les hommes en moyenne, je dessinai au crayon les traces laissées sur mon front, parce qu'elles allaient disparaître, or je ne le voulais pas. Il me fallait un look effrayant en plus de jouer les séductrices par mon unique vêtement ouvert et largement suggestif malgré mon jeune âge. Mais j'allais devoir attendre un page où mon développement corporel serait au maximum…

Fin du livre I
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MessageSujet: Re: Ultimécia [encore en construction]   Jeu 31 Déc - 2:54

Livre II, Le mal au service du règne
Par Ultimécia elle-même

À partir de cet événement, je n'avais plus de limites que je m'imposais. Fini de me retenir de répliquer à chaque attaque que je subissais, des attaques verbales bien sûr, car si qui que ce soit tentait de de me violenter physiquement, je le remettais à la place qui lui convenait le mieux, au fin fond d'un hôpital. Terminé de me laisser marcher sur les pieds par les petits esprits rebelles qui étaient en un sens bien plus cruels que les adultes, et tout aussi bêtes si ce n'était plus.
J'avais eu des répercussions sur le meurtre de ce faux père, bien sûr, les forces soi-disant de l'ordre étaient venus interroger ma génitrice, et moi-même lorsqu'ils parvenaient à me mettre la main dessus, mais elle, elle n'était au parfum de rien du tout qui faisait partie de ma propre vie, et je ne me laissais nullement avoir par ces types qui s'imaginaient faire régner la loi et l'ordre. À chacune de leurs questions je répliquai d'ores et déjà sèchement pour leur contrer leur règlement s'ils s'apprêtaient à lever la main sur moi, car pour la plupart, j'étais une jeune fille et la sorcière, donc la violence serait justifiable à leurs yeux. Et pour les bouffons qui le faisaient vraiment, on ne retrouvait jamais leur corps, le four du sous-sol était fort bien pratique en ces temps-là pour éliminer toute trace. Et comme la magie, utilisée correctement ne laissait pas de trace de violence majeure, tout était en ordre.
Car dès me douze ans, j'étais déjà fermement décidée à modifier cet ordre mondial qui voulait que les sorcières soit persécutées, traquées et exterminées, peu importait la manière employée. D'ailleurs, puisque le monde se montrait réticent à accepter les sorcières telles qu'elles étaient, à admettre leur supériorité intellectuelle et naturelle, il fallait le leur inculquer de force, en montrant l'exemple, tuant par-ci par-là les cas les plus intraitables. Ainsi je débutais ma révolte personnelle, résolue à changer le monde moi-même, à ouvrir une ère destinée aux sorcières d'ailleurs, mais je ne savais pas encore quel destin j'allais réserver à ces pitoyables humains détestables. Une vie égale malgré leur faiblesse évidente ou les asservir ? Je n'en avais aucune idée.
Le chiffre des décès par mort officiellement inexpliquée mais officieusement résolu augmentait progressivement, et personne n'échappait à mon courroux. Hommes, femmes, vieillards, enfants, bébés, tout le monde y passait. Les bébés pas tellement parce qu'ils ne m'aimaient pas, mais parce que la haine des parents étaient telle que je m'imposais de tuer leurs enfants pour qu'ils connaissent un malheur dévastateur avant de mettre fin à leur vie à eux. Mais je ne prétends pas avoir tué tout le monde en l'espace de deux mois ou je ne sais quoi comme on pouvait lire parfois. J'avais certes des pouvoirs magiques qui s'accentuaient, je n'en étais toujours pas moins une enfant.
Un écrit toutefois attira mon attention et avec elle un intérêt particulier. Je m'étais demandée une fois s'il existait dans la ville d'autres sorcières, mais mes recherches secrètes n'avaient abouti à aucun résultat concluants. Car à chaque fois que je demandais quelque renseignement sur les sorcières ou la magie, soit on me claquait la porte au nez, on interrompait les communications téléphoniques, soit on m'incendiait immédiatement en m'insultant d'être une erreur de la nature et tout le baratin qui allait de pair, mais jamais on n'avait réellement tenté de m'induire en erreur. Et cela m'avait donc fait croire quelque part que j'étais la seule sorcière de la ville, cependant je trouvai un vieux livre d'histoire, racontée certes par ces humains insignifiants, mais qui parlait d'un exil de certaines sorcières après la guerre occulte.
J'allai donc faire mes recherches directement dans la grande bibliothèque de Hunting, envoyant les responsables virevolter à travers les pièces s'ils venaient à m'interdire d'entrer. Ils pouvaient s'estimer heureux, je ne faisais que leur causer des dégâts mineurs, souvent leurs vêtements prenaient feu mais ces petits incendies étaient vite maîtrisés. Puis je les menaçais par ailleurs d'enflammer les livres s'ils faisaient appel à une aide extérieure, et je devais avoir une certaine forme de persuasion car mes menaces portaient leurs fruits, et j'obtenais tout ce que je voulais dans cette bibliothèque, même à mettre la main sur des livres qui étaient pourtant empruntés, car on faisait venir les personnes qui avaient le livre en question en leur possession. D'ailleurs, les livres que je cherchais traitaient souvent de magie, aussi je pouvais parfois tirer certaines informations sur les sorcières ou la magie.
Par exemple, j'ai pu mener une discussion avec un homme dont le nom est totalement inutile à écrire car il avait vu que je m'intéressais au domaine magique et aux affaires de sorcellerie. Il m'aborda naturellement et s'il fut surpris lorsque je tournai vivement la tête avec un regard méchant il ne le montra pas. S'il faisait un seul pas de travers je lui faisais prendre un sort au visage. Il se présenta à moi comme étant un chercheur en histoire, et que ses recherches actuelles portaient justement sur la fin de la guerre occulte. Soit, j'allais pouvoir en tirer parti sans doute. Il m'avoua que ce que mentionnaient les livres, à savoir que toutes les sorcières avaient été exterminées, n'était que pur mensonge, et que si de nombreuses avaient en effet perdu la vie par la suite, certaines en avaient bien évidemment réchappé.
Il ne savait cependant pas où toutes étaient allées, il avait juste eu vent d'une rumeur mentionnant un petit village regroupant peut-être trois sorcières au maximum, qui terrorisaient les environs afin d'avoir la paix. Il n'y était jamais allé lui, car il craignait pour sa santé, quelle mauviette. Lorsqu'on étudie quoi que ce soit, on s'implique intégralement et on risque tout pour obtenir enfin ce que l'on souhaite.

Quelques jours plus tard, après avoir confirmé la position de ce lieu et vérifié qu'il existait bel et bien, je pris la route, seule naturellement, et profitai des quelques créatures qui osaient se mettre devant moi pour affûter de plus belle mes talents, et cela n'a pas été vain, car une fois que j'arrivais au bout de cette longue marche de quelques jours, apercevant enfin des édifices bien cachés au centre d'une forêt, je me sentais réellement plus forte que je ne l'étais avant d'avoir entrepris ce voyage.
Mais en approchant des palissades du village, somme toute très rustique, je m'immobilisai soudainement. Il y avait quelque chose qui n'allait pas, je le pressentais. Ce n'était pas un mal qui frappait le village, c'était bien autre chose. J'observai la nature autour de moi, elle me paraissait étrange, avec des couleurs inhabituelles. Soudain un bruit de branche craquée se fit entendre derrière moi, je me retournai vivement, et constatai qu'une sorte de licorne avec une corne à lame recourbée me fixai, et se préparai visiblement à me charger. C'était étrange, les licornes peuplaient généralement les plaines gelées, que faisait-elle ici donc ?
Elle s'approchait tout doucement de moi, malgré son agressivité certaine, comme si elle voulait que je coure pour me poursuivre ensuite. Je ne connaissais pas ces créatures en ce qui concerne leur force d'attaque, mais je doutais sincèrement que leur corne ne soit qu'un vulgaire jouet, cependant je la provoquai, d'abord en restant totalement immobile, puis je faisais chauffer le sol sous ses sabots et lorsqu'enfin elle en eut assez, elle chargea à pleine vitesse. Sa vitesse me surprit à tel point que lorsque je bondis sur le côté pour l'éviter, la corne frappa mon bras et me cause bien des dégâts. Sa course s'arrête quelques mètres plus loin, de force cependant, car de là où j'avais constaté une couleur de bois cramé surgissait sur la licorne des jets de flammes d'une intense température, la dévorant aussi sèchement que si cela avait été de la paille. J'en étais bouche-bée, elles ne rigolaient pas ces sorcières.
Car ce piège était bel et bien de leur création, aussi l'une d'elle alla à ma rencontre, enfin, elle pensait plutôt aller à la rencontre de la licorne mais de ce qu'il en restait, elle n'allait pas trouver grand chose. Son visage traduisit d'abord la surprise et tout de suite après la colère, j'avais là un début d'explication à la présence de la licorne ici, ainsi que de pourquoi elle ne m'avait pas chargé sur-le-champ après m'avoir vue. Elle me regarda noir, elle voulait me tuer visiblement, ça tombait bien, moi aussi. J'eus des doutes cependant sur sa nature véritable car elle ne fit guère mieux que la licorne, à savoir qu'elle me fonça dessus avec une arme blanche, un poignard semblait-il. Pathétique.
Seulement si j'avais eu la licorne par une fuite au dernier moment, je n'allais pas risquer la même chose avec elle, car c'était une créature bipède et pouvait donc changer sa course au dernier moment. Je la regardai aussi froidement, avec la ferme intention de mettre un terme à sa vie, d'autant plus qu'elle n'avait pas à s'opposer à moi, je ne souffrirai pas d'opposition. Mon bras gauche était encore endolori de la charge que la licorne avait effectuée, j'allais donc user du bras droit pour agrémenter mon spectacle. Je fis un cercle en partant du sommet de ma tête, rejoignis le milieu et envoya mon bras vers l'avant, et de ma main jaillit un éclair qui foudroya la sorcière sur place. Mais elle ne fut pas tuée sur le coup, c'eût été trop facile. Elle se redressa fièrement, et n'attaquait plus. Elle posa sa main sur son front, juste deux doigts en réalité, et une lumière blanche tourna autour d'elle. Ses traces de blessures disparurent alors. Cela allait donc être amusant un peu, elle pouvait se soigner. Puis elle en fit un second, différent cependant car il formait une sorte de demi-sphère verte tout juste devant elle, et elle me défia de réessayer. Ignorant totalement le sort qu'elle s'était appliqué, je changeai de sort à mon tour et lui envoya des flammes, mais à ma grande stupéfaction elles me revinrent immédiatement au visage. J'éteignis vite les flammes qui couraient dans mes cheveux. Je ne savais plus quoi faire, si je tentais à nouveau d'attaquer, j'allais très certainement recevoir mon attaque à la figure, sans qu'elle ne fasse quoi que ce soit.
Puis à quelques pas derrière elle, une autre lumière se distingua et toucha mon ennemie, et une voix grave malgré sa féminité retentit : « Arrêtez maintenant ! La nature se doit d'être protégée comme nous le décidons, et si vous poursuivez à vous battre vous allez détruire la faune et la flore.
– Et qui êtes vous pour vous permettre de me dicter la conduite à suivre ?
– Je suis une de celles dont tu as besoin, alors cesse de te comporter en fausse adulte.
– Qui vous fait croire que j'ai besoin de vous ?
– Ne fais pas l'innocente, tu es venue ici-même pour nous voir, nous connaître, et tenter d'extirper des informations sur toi et tes possibilités. Alors avant que tu ne t'opposes encore une fois à nous, laisse nous te proposer de nous rejoindre. Nous connaissons le malheur éprouvé par nos semblables pour l'avoir vécu, si ce n'est pire.
– Votre vie m'importe peu, vous devriez donc le savoir puisque vous semblez connaître mes buts et mes désirs.
– Bon semble-t-il est-ce inutile d'essayer de te changer. Cette offre ne te sera faite qu'une seule fois, alors, tu acceptes ou tu laisses ton ignorance prendre le dessus ?
– Quitte à m'ennuyer ici ou à la ville, autant rester ici.
– Eh bien soit ! Nous te souhaitons la bienvenue. »
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Ultimécia

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MessageSujet: Re: Ultimécia [encore en construction]   Ven 29 Jan - 4:22

Naturellement, leur accueil chaleureux m'était tout à fait indifférent. Elles firent toute une cérémonie à laquelle je participai uniquement car j'en étais obligée, avec collation et tout le bazar qui allait de pair. Elles savaient pour quelle raison j'étais là, alors pourquoi me faire attendre ? Toutefois je ne dis mot, moins je les entendais et mieux je me portais, déjà que le discours de celle qui visiblement était la chef du village reclus avait manqué de me faire tout brûler. Ceci dit, en un sens, il eût été préférable que je ne cède pas à la colère que je sème pourtant régulièrement et dont je savoure après la moisson les effluves de haine et de rage. Pour des raisons qui me sont propres, c'eût été un acte inconsidéré et terriblement débile, à la hauteur des hommes, à savoir extrêmement basse.
Ces sorcières étaient en vérité au nombre de quatre, et elles formaient une communauté sensiblement soudée parce que complémentaires en un certain point de vue. De ce que je fus forcée d'écouter et malheureusement de retenir, elles s'étaient connues bien avant la guerre occulte, elles étaient sous les ordres d'Adel, une terrible sorcière qui avait imposé sa tyrannie sur Esthar, sans doute la dictature la plus horrible de l'histoire du monde, car tortures et exécutions n'étaient que des amuse-gueules. En ce temps-là, plusieurs écoles de magie existaient, et chacune des sorcières, ou sorciers, se devaient de choisir une spécialité parmi la magie noire, la magie blanche, la magie d'altération, la magie temporelle et la magie d'élite. Il pouvait également exister d'autres types de magie, mais ils n'étaient pas officiels et n'existaient pas dans Esthar même. Il y avait une représentante de chacune des magie dans ce village, hormis la magie d'élite, qui consistait en des sortilèges terriblement destructeurs et extraordinairement poussés.
Il me fut offert de suivre les enseignements que pouvaient me proposer ces sorcières, qui voulaient faire de moi une de leurs alliées. C'était une occasion inestimable pour moi, bien plus efficace qui plus est que mes séances d'entraînement interminables sur mes propres terrains désignés. Je ne savais cependant pas quels enseignements suivre, car ils étaient variés dans leurs effets, et je voulais surtout tout connaître. Finalement, j'optais pour la magie noire en premier lieu, car j'en connaissais déjà un bout, et cela devrait donc ne pas traîner. Une certaine Ernéra se présenta à moi, au visage qui demeurait toujours impassible, comme un mur de glace qui ne fondrait jamais. Elle leva un bras en ma direction, m'annonçant très clairement le type de sort qu'elle allait utiliser, à savoir un sort d'eau, et me demanda également de faire de même au moment identique. Je fis ainsi qu'elle me l'avait demandé, mais si mon sort pouvait se révéler pratique en de certaines occasions, le sien était carrément torrentiel. À tel point d'ailleurs que la propulsion d'eau me jeta en arrière. C'était ahurissant, et quand je pense que j'allais bientôt posséder un tel pouvoir, j'en frémissais d'impatience.
Cependant ses enseignements n'étaient pourtant pas ce qu'il y avait de passionnants dans l'ensemble, car outre la partie théorique sur l'existence de la magie, il n'y avait que très peu de pratique directement avec elle. Elle répétait sans relâche que je ne pourrais m'améliorer convenablement que lorsque je serai enfin capable de distinguer les différentes particules magiques qui volaient dans l'air. Bien sûr elles ne se voyaient pas, mais les sentir était une étape qu'elle voulait absolument m'imposer. Ce qu'il faut savoir, c'est que sentir les particules magiques dans son propre corps est chose aisée pour une sorcière, mais sentir celles au-dehors était nettement plus difficile, cependant elle savait que j'en étais capable, sinon comment aurais-je pu pressentir quelque chose en m'approchant du village, et ainsi éviter ce piège ?
Il me fallut de nombreux mois tout de même avant de pouvoir enfin déceler chaque particule de l'une à l'autre, sans savoir pour quelle raison je me devais de le pouvoir. Mais une fois que je fus capable de cela, elle me força également à apprendre à les faire venir à moi ces particules, en contraignant celles qui étaient en moi à attirer les autres. Ceci je le maîtrisai bien plus rapidement, même si cela se compte en longs mois, et lorsqu'enfin, au bout de deux ans au moins depuis que j'étais arrivée ici, je pouvais attirer les particules magiques de feu, de foudre, ou d'autres types, elle me considéra prête à apprendre les sorts dont j'avais fait l'expérience auparavant. Elle ne me prévint cependant pas que j'allais en souffrir, elle me conseilla simplement de me remémorer ce que j'avais appris jusque là, et de survivre, mais là, elle se foutait plutôt de moi qu'autre chose. Pour accroître cette indignation, elle usa exactement du même sort que la première fois, et je me retrouvai à nouveau trempée et étalée sur le sol. Je réfléchissais, me demandant ce que je devais précisément faire, et je devais faire vite car elle enchaîna de plus belle le même sort, si bien que j'avais plutôt intérêt à me relever très vite. Lorsqu'un déclic se fit enfin dans ma tête. Les sorts qu'elle lançait étaient relativement lents, malgré leur grande puissance, et j'étais persuadée que si elle le voulait, ils seraient très rapides comme ceux que je faisais. Je suivis donc cette piste, m'interrogeant sur pourquoi elle avait voulu à tout prix me faire sentir et attirer les particules. Et la réponse me sauta aux yeux, je devais attirer celles contenues dans ses sorts, qui étaient pour le coup bien plus difficiles à s'approprier. Si bien que désormais, lorsqu'elle me frappait avec l'eau, je mettais ma main avant l'impact, pour canaliser un peu de cette énergie. Elle voyait parfaitement que je comprenais, et accélérait donc la fréquence, et lorsqu'enfin je m'en sentis capable, je ripostais avec le sort exactement similaire, ce qui provoqua une explosion aquatique entre nous deux. Et je tombai à genoux, presque inconsciente, et le seul mot que j'entendis avant de sombrer fut : « Bravo. »
Pendant encore deux années, ou presque, je m'entraînais avec elle. Or si ce sort H2o+ était particulièrement violent, les autres étaient bien plus douloureux, et donc cela explique le temps d'apprentissage plus étalé sur la durée. Et ceci juste pour améliorer les sorts que je connaissais déjà, à savoir brasier, foudre et glacier. Elle ne souhaitait nullement s'arrêter en si bon chemin et me faire apprendre les sorts de vent (rafale), et de terre (quake), mais il me fallut quatre années encore si je me souviens bien, principalement pour le sort quake car il faisait trembler la terre et ne se contentait pas d'assembler les particules de magie les unes aux autres. Mais le plus perturbant et irritant était principalement que je n'avais aucune conscience si ce temps d'apprentissage était conforme à celui d'une sorcière, exemplaire ou si au contraire il traduisait un retard… Cela m'énervait, d'autant plus que cette Ernéra me tarissait rarement d'éloges, elle se contentait de me pousser toujours plus loin dans mes limites, ce qui me laissait très souvent perplexe.
Au terme de cette longue période d'entraînement intensif, à ma grande méconnaissance qui plus est, elle me laissa dormir plus longtemps un matin. Intriguée par toute cette mascarade, j'allai la trouver sur-le-champ. Elle était étrangement déjà prête, avec une tenue différente, apparentée au combat visiblement. Elle semblait pensive mais je savais qu'elle savait que j'étais là. Sans prononcer un seul mot, je lui envoyai une boule de feu, et elle sauta immédiatement sur le côté, dans un mouvement gracieux similaire à ceux que je pouvais faire lorsque l'envie m'en prenait. Et en plus de ne pas faire attention à moi elle se moquait. Elle allait payer cet affront. Elle se leva, et se retourna enfin vers moi, un léger sourire à peine perceptible ancré au visage. Elle me fixa droit dans les yeux malgré les quelques mètres qui nous séparaient, son message était clair, aujourd'hui c'était un affrontement direct avec elle qui m'attendait. Soit, cela allait enfin devenir intéressant.
J'écartai les bras du long de mon corps sur une courte distance provocatrice, toujours animée par ce désir de théâtralité dans les gestes. Je fis naître trois glaciers successifs, un au-dessus, un au-dessous et un sur le côté, qui allaient chacun à sa rencontre. Naturellement, je n'espérais pas l'avoir avec une technique aussi grossière. Et il semblerait qu'elle fut plutôt intelligente car elle s'attendait bien évidemment à ce que je l'attaque par un autre moyen dès la première esquive, or elle n'esquiva pas, et fit brûler les trois glaciers tout juste avant qu'ils ne la touchent. C'était bien évidemment un signe selon lequel j'allais devoir faire preuve d'une stratégie plus honorable. D'ailleurs, elle se rua immédiatement sur moi, imitant la même technique dans un but purement diffamatoire, à la différence qu'elle avançait pour me frapper si j'esquivais. Donc plutôt que de basculer d'une manière ou d'une autre à côté, je fonçai à mon tour sur elle, pour la frapper. Ses yeux s'illuminèrent de colère, et elle m'envoya son poing teinté d'orange au visage, ce qui fait que je reçus à la fois son coup plus l'attaque de feu qui accompagnait, ce qui m'envoya valdinguer en arrière. « Tes petits jeux ne te feront pas gagner. » Je compris au préalable ces mots de travers, croyant qu'ils signifiaient que je devais faire preuve de plus de stratégie si je voulais en venir à bout. Je m'élançai à nouveau vers elle, en faisant trembler le sol et en manipulant l'air pour distordre sa trajectoire dans les airs, et j'enchaînai immédiatement par la foudre qui frappait vivement. Quelques éclairs la touchèrent, grand bien me fasse, mais j'étais encore loin de la blesser grièvement. Car elle en avait évité de nombreux, ayant pu déterminer la nature de mon attaque. Elle éclata de rire, mais un rire nuisible que je n'aimais pas du tout et qui renforça ma colère de plus belle. Mais j'étais trop intelligente pour me laisser avoir par la colère et foncer dans le tas comme une folle.
Je voulais abréger ce combat, mais je restai pourtant immobile, en proie à certaines questions qui me hantaient, principalement une en fait : comment savait-elle à l'avance ce que j'allais faire ? Pouvait-elle lire dans l'esprit des autres ? Je tentais de le deviner mais ça n'en avait pas l'air, car je me contraignis à penser des insultes scandaleuses à son égard mais elle ne bougeait pas, et attendait seulement, comme si je devais deviner quelque chose avant que le combat ne puisse reprendre. Mais elle perdit patience, et posa ses bras en croix, lorsque cinq secondes plus tard mes yeux furent attirés par un mouvement des deux côtés de ma tête. Je détournai légèrement la tête d'un côté et remarquai deux énormes pics de glace, l'un en haut, l'autre en bas, qui pointaient sur moi et je me dis très rapidement que cela devait être la même chose de l'autre côté. Je levai les bras au ciel et propulsa des flammes autour de moi, lorsque je me sentis tout de même écrasé de quatre côtés en même temps. Je tombai au sol, me retenant avec le genou et une main, j'avais subi gros et heureusement que j'avais fait fondre une partie de ces pics sinon j'étais morte. Une image se superposa soudain à mon esprit, j'avais enfin compris ce qui me faisait défaut.
Je me relevai péniblement, manquant de chanceler à chaque instant, je ne pouvais plus lui foncer dessus sinon quoi j'allais tomber avant. Je lui lançai un sourire mauvais. Je dessinai une spirale montante avec la main et je l'entendis dire : « Espèce d'imbécile tu ne comprendras jam.... QUOI !? » Elle s'était attendue à une spirale de flammes en provenance du sol, ce qu'elle me confia par la suite, mais s'il y avait bien une spirale, elle était faite de glace et non de flammes, et elle fut bombardée par le haut de foudre et par le sol de feu. J'avais mis toutes les forces qu'il me restait dans cette dernière action, puis je m'effondrai lourdement sur le sol, évanouie de fatigue. À mon réveil, elle se tenait à côté, ayant pensé mes blessures et délaissé sa tenue de combat. Et contrairement à ce que j'avais l'habitude de voir, elle souriait, bien qu'elle ne m'appréciait guère, enfin il me semble. Après quelques minutes de répit, elle finit par me demander : « Alors puisque finalement tu as compris ton plus grand défaut, peux-tu me dire si tu t'en souviens ?
– Me prends-tu pour une débile ?
– Dis-moi ce que tu as compris !
– Mon défaut n'est autre que de laisser à l'ennemi le soin de voir ce que j'ai l'intention de faire. Ce qui est d'autant plus facile pour toi puisque tu m'as enseigné tes sorts, mais un magicien ou sorcier expert verrait que mon corps en dit plus que je ne le voulais croire, et que tous mes gestes trahissaient ma stratégie.
– Eh bien, il t'en aura fallu du temps pour comprendre que le spectacle est un art dangereux.
– Pourtant en même temps, il peut éviter… bien des choses.
– Que veux-tu… »
Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'une fine lame de glace lui traversa l'arrière de la bouche pour ressortir par celle-ci, enfin tout en restant à l'intérieur. Je me relevais pour m'assoir, et donnai un grand coup derrière la tête là où se trouvait la lame, afin de la faire traverser entièrement la bouche et lui ôter par la même occasion la vie. Malgré tous ses enseignements, elle avait négligé sa concentration et n'avait donc pas senti que je réunissais doucement des particules de magie derrière sa tête pour la tuer. Je la regardai se tordre de douleur sans rien sentir,pas de joie ni de compassion, juste la mort devant les yeux, rien de plus. Ce n'est pas que j'aimais prendre la vie des gens, mais ceux qui ne m'étaient plus utiles ou se montraient trop entreprenants à mon égard devaient finir ainsi, pour mon propre bien et ma survie. Lorsqu'elle trépassa enfin, je sentis une immense sensation presque inexplicable, comme si toutes les particules de magie qu'elle avait emmagasinée s'échappaient soudainement, et je les attirai toutes sans aucun relâchement à moi, et les absorbais. Et plus j'en canalisais, plus je me sentais forte et invulnérable, lorsque j'eus enfin fini de tout aspirer, je me relevai complètement, et lançai un sort de glace au hasard depuis le sol. Un énorme glacier surgit du sol, sur une hauteur hallucinante. C'était presque ce que j'avais subi lorsqu'elle avait mis ses bras en croix. J'étais stupéfaite et assurée d'une chose, la mort d'une sorcière permettait de lui prendre ses pouvoirs. Ainsi se termina mon premier entraînement avec ces sorcières.
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